Comment fonctionne une procédure collective ?

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Lorsqu'une entreprise rencontre des difficultés financières, il est essentiel d'agir rapidement afin de préserver son activité et d'éviter une aggravation de sa situation.

Le représentant légal peut, dans certaines circonstances, solliciter la protection du tribunal au moyen d'une procédure collective.

Le choix de la procédure dépend principalement de la situation financière de l'entreprise.

Lorsque l'entreprise n'est pas encore en état de cessation des paiements, il est possible de demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde. Cette procédure a pour objectif d'anticiper les difficultés et de permettre la poursuite de l'activité avant que la situation ne devienne irrémédiablement compromise.

En revanche, lorsque l'entreprise est déjà en état de cessation des paiements, le dirigeant doit, en principe, solliciter l'ouverture d'un redressement judiciaire dans un délai de 45 jours, sauf s'il demande l'ouverture d'une procédure de conciliation.

Le jugement d'ouverture d'une procédure collective produit des effets particulièrement importants.

Il permet notamment de geler le passif antérieur au jugement d'ouverture.

Les créanciers ne peuvent plus engager ou poursuivre des actions individuelles pour obtenir le paiement de leurs créances antérieures.

S'ouvre ensuite une période d'observation, au cours de laquelle la situation économique, sociale et financière de l'entreprise est analysée. Le dirigeant est amené à collaborer avec les organes de la procédure afin d'évaluer les perspectives de redressement.

À l'issue de cette période, plusieurs solutions peuvent être envisagées :

  • l'adoption d'un plan de sauvegarde ;
  • l'adoption d'un plan de redressement permettant d'apurer le passif sur une durée pouvant aller jusqu'à 10 ans, voire 15 ans pour les exploitations agricoles ;
  • ou, lorsque le redressement apparaît manifestement impossible, l'ouverture d'une liquidation judiciaire.

Contrairement aux idées reçues, une procédure collective ne signifie pas nécessairement la disparition de l'entreprise. Bien utilisée, elle constitue un véritable outil de restructuration permettant de préserver l'activité, les emplois et la pérennité de l'entreprise.

Anticiper les difficultés demeure le meilleur moyen de maximiser les chances de redressement.
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Maxence Perrin

Avocat à Dijon – Droit des entreprises en difficulté

Côte-d'Or – Bourgogne-Franche-Comté

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